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La preuve de la titularité d’un droit sur un logiciel et de sa date de création peut être rapportée par tout moyen. La démonstration peut cependant être difficile à faire. En effet, à la différence de la propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèles), il n’existe pas de formalités particulières à accomplir auprès d’un organisme officiel pour que les logiciels bénéficient de la protection du droit d’auteur. L’article L 111-1 du Code de la propriété intellectuelle précise en effet que du seul fait de la création l’auteur jouit sur son œuvre d’un droit de propriété exclusif et opposable à tous. Le professionnel prudent et diligent lui préfèrera d’autres formules en choisissant le recours à un officier ministériel ou à des organismes tiers. Le recours à un officier ministériel C'est la formule la plus sûr d'un point de vue juridique et la moins onéreuse (de l'ordre de 80 euros). La preuve de la date du dépôt est considérée comme irréfragable et vaut jusqu'à inscription en faux. Le dépôt du logiciel auprès d’organisme privé tels que les organismes de défense professionnel est également possible. Le coût du dépôt est généralement plus élevé que chez un officier ministériel. Ce coût se justifie si l'on souhaite bénéficier des services de tiers de séquestre offerts par ces organismes. Cette solution est la moins onéreuse. En l'absence de standard probatoire concernant les empreintes électroniques type "hash" elle doit constituer une solution de repli pour ceux qui ne peuvent pas assumer le coût d'un dépôt classique chez un huissier ou un organisme tiers. |
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