Menu principal
| Accueil |
| Nous contacter |
| Rechercher |
Droit du logiciel
| Dépôt de logiciel |
| Auteurs salariés |
| Accès aux sources |
| Textes de loi |
Contrefaçon
| Notion de contrefaçon |
| Procès civil et logiciel |
| Procès Pénal et logiciel |
| Saisie-Contrefaçon de logiciel |
| Retenue Douanière de logiciel |
Contrats
| Contrat de cession de logiciel |
| Contrat de licence de logiciel |
| Contrat de developpement |
| Contrat de maintenance |
Droit Pénal
| Fichiers de Police |
| Analyse de disques durs |
Définitions
| Logiciel |
| Maintenance |
| Auteur de logiciel |
| Procès Pénal - Contrefaçon de logiciel |
|
|
|
|
Comme l'action civile, l'action pénale permet de faire cesser l'acte de contrefaçon et d'obtenir une réparation pour les dommages causés par la contrefaçon elle-même. Elle permet en outre d'obtenir une sanction pénale du contrefacteur.
Les sanctions pénales :
La contrefaçon de logiciel est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Lorsque la contrefaçon de logiciel a été commise en bande organisée, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 500 000 euros d'amende.
Le juge pourra en outre ordonner la confiscation des matériels ayant servi à l'acte de contrefaçon ainsi que la confiscation des sommes résultant des ventes.
L'autre intérêt de la procédure pénale se situe au niveau probatoire. Le demandeur peut profiter, lorsqu'il y a lieu, des moyens mis en œuvres par le juge d'instruction pour établir la réalité de l’acte incriminé. Ces moyens peuvent être coercitifs. Dans la mesure où la contrefaçon peut être punie d’emprisonnement, il est possible d’engager la procédure de flagrant délit prévue par l’article 67 du Code de procédure pénale. Garde à vue et perquisitions sont donc possibles dans ce domaine.
L'un des principaux inconvénients de l’action pénale est que si la contrefaçon n'est pas établie le demandeur s'expose à une condamnation pour dénonciation calomnieuse. C'est pourquoi en pratique, les avocats ne proposent à leurs clients de déposer plainte avec constitution de partie civile ou ne procédent à des citations directes que lorsque les faits sont parfaitement caractérisés et que l'intention délictueuse de l'auteur de la contrefaçon ne fait pas de doute.
Le juge peut tout ordonner toutes mesures, y compris sous astreintes, pour faire cesser l'acte de contrefaçon. En cas de condamnation civile pour contrefaçon commerciale le juge peut notamment ordonner que les supports réalisés ou fabriqués soient rappelés des circuits commerciaux, écartés définitivement de ces circuits, détruits ou confisqués au profit de la partie lésée. L'avocat du demandeur pourra encore demander la publicité du jugement condamnant le contrefacteur, dans des journaux ou sur le site internet du contrefacteur.
Le code de la propriété intellectuelle prescrit au juge pour fixer les dommages et intérêts, de prendre en considération le manque à gagner pour la victime de la contrefaçon (baisse du chiffre d'affaire) et les bénéfices réalisés par l'auteur de l'atteinte aux droits (chiffre d'affaire réalisé par le contrefacteur). Un préjudice futur peut être pris en compte pour le calcul des dommages-intérêts dès lors qu’il apparaît comme « la prolongation inéluctable" de l'acte de contrefaçon.
L'estimation du dommage n'est cependant pas toujours aisée. Si l'avocat le demande, le juge peut, à titre d'alternative et sur demande de la partie lésée, allouer à titre de dommages et intérêts une somme forfaitaire correspondant au minimum au montant des redevances ou droits qui auraient été dus si l'auteur de l'atteinte avait demandé l'autorisation d'utiliser le logiciel contrefait. Si la victime de l'acte de contrefaçon justifie de circonstances de nature à compromettre le recouvrement des dommages et intérêts, son avocat peut demander des saisies conservatoires sur les biens mobiliers et immobiliers du prétendu contrefacteur. Il peut obtenir le blocage de ses comptes bancaires et autres avoirs.
|

Procès Pénal et logiciel 

